• 2012 06 24 - Train à vapeur Puget - Annot

    Trajet Puget-Théniers - Annot 

    Participants: Arnaudo 2 - Belin 1 - Borg 3 - Boutot 2 - Fantino 2 - Magnani 2 - Morice 2 - Perisi 4 - Perruquetti 2 - Ruby 2 - Severi 2 - Teverini 2 - Verdegl 2 - Zuliani 3. 

    Vidéos:
    Dans le wagon  
    Retournement de la loco 
    De beaux jouets 

    Encore une belle journée passée ensemble, dans la bonne humeur et avec, à la clé, de l'inédit pour tous.

    Pour une fois nous avons délaissé nos chères Traction pour embarquer sur une seule traction, mais à vapeur. Malgré tout, l'amour des belles et vieilles choses (en plus si ce sont des belles bielles) est bien là et nous nous sommes sentis en phase avec la sympathique équipe qui restaure, entretient et anime ce convoi ancestral et exceptionnel. L'occasion de souligner la disponibilité et l'amabilité de ces organisateurs, tous membres bénévoles de leur association: merci à eux.(GECP). Voir les caractéristiques de la loco Henschel & Sohn.
    Pour les gens de ma génération, qui ont connu la traction à vapeur sur la Côte jusqu'aux années 65 (certes avec des locos plus modernes: la fameuse 141R -celle qui nous a tractés datait de 1923-), ça a été l'occasion d'un sacré plongeon dans le passé. Ah, cette odeur de fumée âcre et persistante, si particulière, que l'on croyait oubliée et qui était encore bien présente dans notre mémoire olfactive !
    Ce moyen de locomotion a inspiré nombre de films, allant de la comédie, par exemple: Le Mécano de la "General" (Buster Keaton 1926), au drame, on peut citer: La Bête Humaine (de J. Renoir avec J. Gabin 1938).

    Certains le pensent, d'autres le disent: les tractionnistes sont de grands enfants qui s'amusent avec des modèles réduits grandeur nature. Là, c'était carrément le petit train Hornby, Macklin ou Jouef de leur Noël d'enfance dans lequel ils ont sauté à pieds joints: le pied, quoi !

    Un petit stress tout de même le matin quand 2 voitures n'étaient pas là quelques minutes avant le départ. Heureusement elles sont arrivées dans les délais et la joyeuse équipe a pu se serrer dans le train pittoresque rempli à ras bord. Les trajets aller et retour, en TGV (Très Grande Vapeur), ont été l'occasion d'un nombre incalculable de photos sous tous les angles: il faut dire que le convoi, le cadre et les participants le valaient bien. 

    Le pique-nique s'est déroulé dans un pré ombragé dédié à cet usage et là, comme d'habitude, chacun a fait assaut de propositions (honnêtes) très appuyées: "goûte ça, c'est moi qui l'ai fait", "mais enfin, reprends-en", "encore un petit verre ?" etc.
    Avant de rentrer, nous nous sommes retrouvés un bon nombre à la terrasse d'un café pour en siroter un (de café) et prendre le frais. Une sage précaution avant de retourner dans les wagons surchauffés, l'absence de climatisation (comme dans nos Traction) n'entamant pas, toutefois, notre moral. 

    A l'arrivée à Puget, nous avons eu droit à deux bonus: la visite des ateliers où sont pratiquées les restaurations des futurs wagons (et  l'entretien des wagons opérationnels)  et la manoeuvre de retournement de la locomotive du convoi sur un plaque tournante mûe à la main. Pami le personnel bénévole, la présence d'une charmante cheminote (ne courez pas sur votre dico, j'ai vérifié: le féminin de cheminot est cheminote) aux allures de poulbot (poulbot, par contre, n'a pas de féminin) a été (à juste titre) remarquée: une agréable  conséquence de la parité ?

    Il ne restait plus qu'à prendre la route du bercail en se donnant rendez-vous pour notre prochaine activité: le célébrissime pan-bagnat de St Vallier le 29 juillet (pensez à vous inscrire).

     Un grand merci à Philippe Borg, l'instigateur de cette sortie pour le moins originale et qui occupera une bonne place dans nos souvenirs.

    Charly

    PS: une petite info justifiée par mon ancien métier de prof technique (désolé): le rendement de ces trains à vapeur était déplorable, à peine 6 % avec les locomotives les plus perfectionnées. C'est-à-dire que 94 % de l'énergie produite par la combustion du charbon ou du mazout se dissipait en chaleur et en frottements divers.
    Par comparaison, les moteurs à explosion modernes font mieux, mais pas tellement. Leur rendement est de l'ordre de 25% en moyenne.
    Ce sont les très gros moteurs Diesel (de bateaux), avec des plages de fonctionnement très stables, qui tiennent le ponpon avec 50 % de rendement.
    Rien à voir avec les moteurs électriques où les plus sommaires dépassent les 80 % fingers in the nose alors que les plus gros et les plus perfectionnés dépassent les 90 % (sur les TGV, les vrais, par exemple).
    Je me tiens à votre disposition pour électrifier vos Traction si vous le souhaitez -lol.