• 2010 09 11 - Sortie au Piémont

    Prévue pour le dernier week-end du mois de juin, cette sortie a été reportée à cause des intempéries ayant touché le Var en général et la maison d'Elio et Liliane en particulier.
    13 équipages y ont participé:
    Arnaudo Lucien, Nicole et Georgette 11BL
    Asso Michel et Gisèle                       11B
    Bertin Claude et Micheline                11B
    Champseix René et Marie-Jeanne       15/6
    Mocali Marcel et Chantal                   11F
    Morice Claude et Edith                      15/6
    Perisi Charly et Solange                     15/6
    Perruquetti Charly et Renée                11B
    Prudhomme Bernard et Marianne          11BL
    Roustan Patrick et Martine                 11B
    Severi Elio et Liliane                          11BL
    Teverini Jean-Baptiste et Conil Charly 11C
    Verdegl Claude et Marie-Rose              15/6
    soit 27 personnes.
    Un grand merci à Elio, Patrick, Lucien, Claude qui ont fait maintes reconnaissances pour que tout se déroule au mieux (ça a été le cas) et à Lucien pour ses photos.
    Merci aussi à Nicole pour la préparation du road-book.

    Samedi 11 septembre
    Grand soleil au RV sur l'A8 au péage de Vintimille, mais nouvelle fâcheuse: Charly 2 a perdu sa sacoche contenant documents, clés et argent. Evidemment pas question de venir à la sortie dans ces conditions.
    Le voyage commence, à effectif réduit, par la vallée de la Roya et le passage dans les gorges de Paganin, là-même où un chauffeur routier italien a perdu la vie hier,  en chutant de 15m avec son camion dans le lit de la rivière.
    A Tende, pause café sur le bord de la route, "café amélioré" préparé par les Roustan et les Severi. Au moment de partir, bonne nouvelle, la sacoche est retrouvée, les Perruquetti vont donc pouvoir nous rejoindre.
    La montée du Col de Tende se fait par l'ancienne route (où se déroule l'annuelle "Montée historique" organisée par Passion Automobiles). Le temps perdu à un second "arrêt pipi" au bas du Col a interdit le passage programmé à Vernante pour découvrir les fresques murales dédiées à Pinocchio (pour ceux qui voudraient en savoir plus, cliquer sur ce lien) et être à l'heure au RV fixé au Restaurant Papillon, 151 Corso Francia à Cuneo (00 331 71 49 28 14). Ç'aurait été dommage de le rater: un service attentionné, une débauche de plats nous attendaient, bref un détour incontournable si vous passez par là. Au dessert nous avons même eu droit au gâteau marqué "la Traction Avant - Vive 2010", avec bougie feu d'artifice. Entre temps Charly et Renée nous avaient rejoints, la fête était donc complète.
    L'après-midi nous avions RV sur la Piazza Galimberti de Cuneo, l'équivalent de la Place Masséna à Nice, avec Franco Grosso, le Président du 2CV Club Italia pour nous faire garer exceptionnellement sur cet emplacement piétonnier en temps normal. Affluence record autour de nos voitures disposées en "V". Pendant que les femmes partaient faire les boutiques dans la vieille ville, les hommes, emmenés par Elio, Lucien, Patrick et Michel qui connaissaient l'endroit, ont été visiter la concession Moto Guzzi: un saut dans le temps jusqu'aux années 20, date de création de cette boutique. Depuis rien n'a changé au niveau du décor et de l'équipement : dépaysement garanti. Un verre de l'amitié concluait cette sympathique visite.
    Retour aux voitures pour rallier la maison-musée-laboratoire-atelier-garage-casse de Franco Grosso sous le contrôle d'un membre du club en scooter. Dire que Franco aime les 2CV est un euphémisme. On est étonné que la bâtisse n'en ait pas la forme, tant ces voitures et leurs dérivés sont omniprésents. En nombre et en qualité. Nous avons retrouvé la moto-deuche réalisée presqu'entièrement avec des éléments de 2CV, découverte avec étonnement lors de l'ICCCR à Interlaken, un étonnement qui perdure 6 ans plus tard. Il faut savoir que Franco, entre autres, a construit des Deuches oléopneumatiques, qui marchent au gaz ou ... à pédales !
    A suivi un fort sympathique apéro qui avait quasiment l'allure d'un buffet dinatoire : on peut dire que nous avons été chouchoutés. Nos espérons que Jean-Claude Viola a eu ses oreilles qui ont longuement sifflé, car nous avons quelque peu parlé de lui (en bien, qu'il se rassure). Ne manquez pas le clip qu'il m'a envoyé relatant les avatars d'une Traction italienne un jour de mariage !
    Séparation déchirante alors que le soleil se couchait au-dessus de la Bisalta, montagne qui domine Bovès, avec promesse de se revoir dans un proche avenir (CitroLevens ?).
    A peine arrivés à l'hôtel Trieste de Bovès (corso Trieste 00 331 71 38 03 75) justement, petit apéro de bienvenue dans notre gîte. Heureusement que le restaurant n'était qu'à une centaine de mètres, il aurait été imprudent de prendre les voitures ... surtout pour le retour.
    Retour qui a eu lieu à la première heure du dimanche, tant la soirée a été animée à l'Osteria delle Luce, via Capello, Bovès (00 331 71 38 71 77). Autant par le goût que le nombre de plats (n'allez pas là-bas si vous êtes en cours de régime), et que par les boissons diverses et variées qui ont été servies (avec plus ou moins de modération). Nous avons eu droit à un numéro de duettistes de la part de Bernard et Claude qui nous a rappelé une certaine sortie au Temps des Cerises ... A notre décharge, un anniversaire échoyait ce soir-là: celui de Charly 2 (il avait l'âge de la Savoie - ou plutôt de son n°). Renée avait apporté un souvenir des Caves JB Clair à Renaison, sous forme de bouteilles de vin pétillant de qualité dont chacun a retrouvé très vite le mode d'emploi. Bon anniversaire, Charly et attention à la sacoche !

    dimanche 12 septembre
    Ce matin, petit tour dans le jardin de l'hôtel et plusieurs découvertes: une moto militaire Guzzi de 1937, une Jeep française et une vieille Cox. Ajoutez une immense volière peuplée de nombreux canaris, vous imaginez sans peine que le temps est passé très vite avant notre départ. Le temps de prendre quelques photos devant l'hôtel avec le staff, et en avant vers la vallée de la Stura. Sans René et Marie-Jeanne qui ne voulaient pas se risquer sur les pentes du Col de la Lombarde à cause de problèmes mécaniques et qui ont préféré rentrer par un chemin plus tranquille.
    Arrêt à Demonte, fief de la  famille Arnaudo. Notre ami Lucien, qui y venait en vacances dans sa jeunesse, y a retrouvé des cousins.
    Puis, place aux choses sérieuses, après Vinadio (904m), c'est le début de la sévère montée vers le Col de la Lombarde. Avec la TU, nous l'avions déjà franchi en 1998 en revenant de l'ICCCR de Chevetogne. Eh bien, rassurez-vous, il n'a pas changé. Il culmine toujours à 2350m et la route, versant italien, est toujours aussi étroite et ses à-pics toujours aussi impressionnants. De plus, en ce dimanche ensoleillé (on ne remerciera jamais assez les organisateurs d'avoir prévu ce beau temps pour tout le week-end), la circulation était relativement dense, vélos (bravo!), motos et autos dans tous les sens et à tous les virages. Mais avec un maximum de prudence, tout s'est bien passé et tout le monde s'est retrouvé pour pique-niquer en dessous d'Isola 2000, sous des mélèzes, au bord d'un magnifique torrent (on ne remerciera jamais assez les organisateurs d'avoir dégoté cet endroit paradisiaque).
    Pour clôturer cette belle randonnée, et après avoir déjeuné convivialement, certains ont été se dégourdir les jambes aux alentours, d'autres ont sauté dans les bras de Morphée, d'autres enfin ont gentiment palabré sous les arbres en attendant le moment où chacun a regagné ses pénates.

    Encore merci à Elio et à son équipe pour cette balade inédite et appréciée.