• 2001 09 16 - Méchoui à Auribeau

     

    Les activités d’un Club, d’une section, peuvent, à certains moments, paraître bien futiles comparées à des évènements tragiques de l’actualité. C’était le cas après les attentats new-yorkais du 11 septembre dernier, qui occupaient bien des discussions. Mais que faire devant des situations pareilles, tellement imprévisibles – inimaginables – que leur ampleur et leurs conséquences sont vertigineuses ? Quelle conduite adopter : s’arrêter, se cloîtrer, annuler tout divertissement ?
                       La fatalité a voulu que cela survienne au moment où la communauté « tractophile » a choisi les U.S. pour y organiser le XIIème I.C.C.C.R. !
                       Plus près de chez nous, ce méchoui était  préparé de longue date : il a eu lieu et a permis à tout un groupe de s’évader de l’actualité oppressante, si lourde de menaces diffuses et inquiétantes pour notre avenir. Très naturellement nos pensées vont vers tous ceux qui ont été touchés par cette catastrophe.
                    Voici donc le compte-rendu de cette journée, la première après la trêve estivale et que l’on n’aurait jamais imaginée dans un contexte aussi noir.

      La barre avait été placée très haut l’an dernier (cf. TA n° 47) et il était difficile d’envisager comment pareil succès pourrait être reconduit, voire amélioré. Eh bien, à la T.U. c’est possible ! La recette : on ne change pas une équipe qui gagne, on la renforce un peu, c’est tout !

     Ce qui fut fait : on retrouvait chez Raymond MAZZOLA et sa maman Marie-Jeanne qui nous accueillaient à nouveau, Gérard HERSZLIKOWICZ à l’organisation, Claude-Jean LAMOUR à l’approvisionnement et à la découpe des bestioles, Didier WARY à la cuisson (des mêmes bestioles), nouvelles recrues, Henri et Lucie ZULIANI s’étaient proposés pour le service et Thierry BOUCHOT avait mis à disposition un camion frigorifique afin que la chaîne du froid ne soit point rompue en cette fin d’été encore très chaude et très ensoleillée.

     Le départ de cette balade s’est fait à nouveau du parking de Carrefour-Antibes. S’y trouvaient rassemblés une grande partie des 27 Tractions présentes, 1 DS et 1 Dauphine 1093. Les autres Tractions, la Mercédès Pagode et le cabriolet Corvette étaient déjà au point de chute pour des raisons de service. Un très joli score donc, justifiant les 92 convives de ce gigantesque banquet. A signaler particulièrement, la venue de la famille DOTTA depuis Marseille : 380 km aller et retour dans la journée plus la balade, cela mérite un coup de chapeau ! A noter la première sortie parmi nous du nouveau cabriolet que Roland BUCH a acheté récemment chez Decombas et que vous pouvez voir à gauche de la photo, garé avec ses deux autres petits cousins .

     Autre fait agéable à noter : la présence de Maurice GOMOND, venu avec son épouse et des amis. Pour ceux qui ne l’auraient plus en mémoire, Maurice a été durant sa jeunesse, pilote essayeur chez CITROËN et a conduit, entre autres voitures, la fameuse et mythique « 22 ». Avec le moteur Ford, puis avec le moteur Citroën, il a enchaîné les séances d’essais, notamment à Monthléry, et a été le témoin des nombreux déboires rencontrés lors la mise au point de cette auto.

     Par les petites routes de l’arrière-pays antibois et grassois, le cortège atteignait assez rapidement la parfumerie Galimard, dont la visite allait « mettre au parfum » la nombreuse assemblée. Les nombreux alambics en vieux cuivre suscitaient des envies (plus ou moins avouées) de la part de nombreux visiteurs mâles, pas seulement pour leur valeur décorative, certes indéniable, mais aussi pour leur capacité distillatoire impressionnante, la triste réalité des bouilleurs de crus étant ce qu’elle est ! Trêve de plaisanterie, l’heure s’avançait, et par un effet d’anticipation paraît-il très courant dans ces circonstances, les effluves du méchoui, pourtant encore éloigné, semblaient venir chatouiller les narines des futurs convives.

     Sus aux Tractions, et cap sur Auribeau ! La fin de la balade s’effectuait par d’aussi belles petites routes qu’en début de matinée. Le domaine MAZZOLA était enfin atteint et les Tractions rangées dans un ordre impeccable sur le pré que l’on aurait dit taillé sur mesure pour la circonstance.

     Pendant que chacun dépliait sa table de pique-nique de façon à se protéger au mieux du soleil ardent, les « cuistots » continuaient leur tâche, entamée beaucoup plus tôt comme vous pouvez l’imaginer.

     Michel et Martine ASSO avaient apporté un grand « marabout » pour lutter encore plus efficacement contre les coups de chaleur et installé aussi une « sono » portative facilitant la diffusion des messages au milieu du brouhaha. Avant d’entamer les choses sérieuses, Gérard et Danielle remettaient un petit cadeau à Marie-Jeanne pour la remercier de son hospitalité.

     Les agapes commençaient alors par le traditionnel « apéro » qui avait la forme d’une sangria à la fraîcheur traîtresse et de chips, pizzas et feuilletés au fromage. Mauvais jour pour ceux qui avait pris la résolution de commencer un régime ! Car allaient se succéder : un assortiment de salades, bien sûr le méchoui d’agneaux et de jambons (encore un festival de découpe pour Claude-Jean), des pommes de terre en robe des champs - sauce ciboulette, un assortiment de trois fromages (avec pain aux noix et salade verte) et pour terminer un feuilleté aux poires et jeunes fruits et un brownie - crème anglaise. Tout cela arrosé, avec modération, de vin rosé et/ou rouge. L’orchestration du service par Lucie et Henri a été parfaite et a donné des idées : il faudra les solliciter plus souvent à l’avenir !

     Que dire de plus sinon que Didier et Marcel avaient eu la bonne idée de baptiser leur dernier (gros) bébé, c’est-à-dire leur 15 / 6 plus neuve que neuve (cf. TA n° 51, sortie des Arcs). Heureuse initiative concrétisée par une flûte de champagne qui permit de porter un toast au team WARY : santé et bonheur pour les propriétaires, absence de pannes (et de rayures) pour leurs bolides !

     Comme à l’accoutumée, la fin de l’après-midi était quelque peu empreint de nostalgie, mais chacun a désormais le ferme espoir de renouveler cette réunion « magique » l’année prochaine . Pourquoi d’ailleurs ne pas apposer sur place une plaque sur laquelle on inscrirait : « Pré du méchoui de la T.U. Méditerranée » ?